Montrer et démontrer que demeure une continuité dans un certaine propagande très éloignée de la réalité, qui occulte la vérité et que les réformes promises sont toujours attendues

dimanche 22 mars 2009

INDIGENES PEUT ETRE MAIS FRANCAIS SUREMENT

INDIGENES ? OUI MAIS FRANCAIS

Voilà ce que me rappelle le film « Indigènes » de Rachid Bouchareb. Ils étaient français, ils portaient fièrement le drapeau français à bout de bras et la France dans leur cœur. Voici l’émouvante histoire des porte-drapeaux de la section des anciens combattants de Mostaganem.

Voilà ce que les Bouchareb firent subir à ces indigènes.

Il s’appelait Tcham Kouider celui qui portait le drapeau aux cérémonies patriotiques, aux obsèques des camarades, à celles aussi, des soldats qui tombaient dans cette « guerre » d’Algérie. Tcham Kouider éprouvait bien tout l’honneur qui lui revenait de porter sa charge glorieuse dont, pour rien au monde, il ne se serait dessaisi. Le FLN le menaça de mort. En bon soldat, il en rendit compte à son président. Il protesta comme sous une offense, lorsqu’on lui proposa de le remplacer dans son honorifique charge. C’était vers la fin de l’année 1956. Tcham Kouider fut abattu le 14 février 1957. Sa dépouille fut portée par ses camarades. On fit un discours. Caid Mechta, le successeur portait le drapeau. Il l’inclina bien bas devant la tombe encore ouverte.

Peu de temps après, Caid Mechta fut, à son tour, l’objet de menaces de mort. Discipliné, il en rendit compte à son président, aussi simplement que l’avait fait Tcham Kouider.En dépit des vives mais amicales pressions, il refusa énergiquement de renoncer à ce qu’il considérait comme un honneur , aussi périlleux fut-il. Il fut abattu le 21 juin 1957.

Bensekrane Yahia conduisit le cortège jusqu’au cimetiere aux stèles blanchies et inclina à son tour le drapeau de son prédécesseur. Quelques jours plus tard ( les réactions devenaient rapides) il fut lui même menacé, mais n’accepta pas de se renier. Il porta le drapeau aux cérémonies du 14 juillet. Il fut abattu le 8 août 1957.

Hennoui Besseghir devint ainsi, le quatrième porte-drapeau malgré les menaces reçues. Il fut abattu le 5 octobre 1957.

Le nouveau porte-drapeau fut Hadj Cachegache, figé dans la fierté qu’il éprouvait. Il fut assassiné le 27 août 1958.

Les prémisses de la paix étaient perceptibles, la situation paraissait s’amèliorer. Un doux vent d’espérance passait sur les cœurs…

Bey Bagdad eut l’honneur d’être le porte-drapeau suivant. Il fut également menacé. Il n’abandonna pas sa charge et fut abattu le 14 juillet 1959.Addad Ali fit comme tous ceux qui l’avaient précédé et quand il fut menacé à son tour, il refusa calmement de céder le poste de confiance qui lui avait été donné. Il fut abattu le 11 septembre 1959

Son camarade Rahmouni Lakdar releva sa charge et, après tant d’autres, il fut abattu le 7 novembre 1960.

Malgré tout, il y eut encore des volontaires de la section des anciens combattants de Mostaganem pour briguer la fonction de porte-drapeau qui revint à Belarbi Larbi

Celui-ci reçut une balle dans la nuque le 16 janvier 1961. Il n’en mourut pas. Il fut « rapatrié ». Il prit le bateau pour la métropole puisque les départements où il était né avaient cessé d’être le France. En emportant le drapeau !

A peine croyable cette histoire dans son unicité, son exemplarité du courage, de la fidélité, du sens sublime de l’honneur, du patriotisme, de l’abnégation, toutes convictions, sentiments et vertus, qui portaient et conduisaient à la mort des hommes conscients et déterminés au delà du drapeau pour la France.
Texte de Pierre GAZEL d’après le récit de VANUXEM

Pour moi c’étaient des hommes, c’étaient mes concitoyens, et ils représentaient la majorité de la population d’Algérie. Avant de voir en eux des « indigènes » je voyais l’évolution de l’homme. Les terroristes du FLN étaient l’image même de ce qu’il y a de plus grégaire. Leurs crimes étaient ceux de lâches.

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